Bonne année ! ! !

1 janvier 2022 par Patrick Carlot

L’histoire du Nouvel An

En 46 avant notre ère, Jules César a décidé que le 1er janvier serait le jour de l’an. Jules César qui entame alors son quatrième mandat de consul, fait ainsi commencer le calendrier julien qui modifie certaines modalités du calcul des dates.
Le calendrier julien est encore utilisé aujourd’hui par les églises orthodoxes serbe et russe.
Le premier janvier fut choisi, car dans la Rome Antique, c’était aussi le mois dédié à Janus, qui était le dieu des commencements et des fins (Dieu du renouveau). Ce qui avait l’avantage de présenter deux visages opposés l’un vers le passé, et l’autre vers l’avenir.

Le mois de janvier arrivait aussi après le solstice d’hiver (durée du jour la plus courte de toute l’année), et donc à partir du moment où les jours commencent à s’allonger.

En France

En France, le jour de l’an n’a pas toujours été le 1er janvier : la nouvelle année commence à cette date en vertu de l’édit de Roussillon du 9 août 1564, promulgué par le roi Charles IX.

Auparavant le jour de l’an a beaucoup changé au fil des siècles pour les peuples usant du calendrier solaire, et ce, au gré des Églises, des époques et des pays.
Sous Charlemagne, l’année commence à Noël (style de la Nativité de Jésus).
Du temps des rois capétiens, l’année débute le jour de Pâques (style de Pâques). En conséquence, les années sont de longueur très variable.
Finalement, l’édit de Roussillon de Charles IX harmonisa les pratiques.
Ailleurs

L’empereur germanique et roi d’Espagne Charles Quint, qui régnait également sur les actuels Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Lombardie, le Mezzogiorno italien et l’Amérique hispanophone, avait déjà fixé le début de l’année au premier janvier pour ses terres quelques décennies plus tôt, mais c’est le pape Grégoire XIII qui, en instituant le calendrier grégorien en 1582, généralise cette mesure à l’ensemble du monde chrétien, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses.
La date du jour de l’an peut varier d’un pays à l’autre selon si son calendrier est solaire (comme le notre) ou luni-solaire (comme le calendrier chinois).

 

Le gui et le houx

Le gui et le houx présent au réveillon et au repas du Nouvel An sont un héritage des traditions et croyances anciennes. Pour les druides celtes, le gui et le houx portaient bonheur, nous avons gardé l’habitude de nous embrasser sous le gui, le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre, en gage de bonheur sentimental et de mariage dans l’année pour les célibataires.

Mais le bonheur n’était pas le seul pouvoir positif du gui, pour les Celtes, il permettait aux femmes d’avoir beaucoup d’enfants, il protégeait du mauvais sort et garantissait des récoltes abondantes.

Dans la symbolique chrétienne, le houx est plus important en raison de son feuillage persistant et de ses baies rouges, et il était traditionnellement réservé pour Noël. Aujourd’hui le houx est lui aussi utilisé dans la décoration du Nouvel An.

Fête de la Saint-Sylvestre, et du Nouvel An

Ainsi, depuis de nombreux siècles, le Nouvel An se fête le 1er janvier, et est précédé par le fameux réveillon de la Saint-Sylvestre le 31 décembre. C’est le symbole d’une année qui se termine et d’une nouvelle année commence.
Il s’agit également du moment idoine pour présenter ses vœux. Mais aussi faire la fête en famille ou entre amis, ou les deux à la fois. Les symboles étant le renouveau, la joie et l’espoir.
Le repas, important, de la nouvelle année a lieu généralement en famille (enfants, petits-enfants), et une tradition s’est instaurée de donner des étrennes (cadeaux) aux plus jeunes et aux plus vieux.

 

Qui sont les premiers fêtards ?

Tous les pays n’entrent pas en même temps dans la nouvelle année, ceci étant du bien sûr aux fuseaux horaires.
Le monde étant découpé en 24 fuseaux horaires, les pays fêteront donc la nouvelle année à des moments différents.
Ainsi, si on prend comme ligne de référence le Temps Universel Coordonné (UTC), ce sont les Néo-Zélandais qui fêtent le jour de l’an en premier, et ceux d’Hawaï et de la Polynésie française qui le fêteront en dernier.